Grand classique·Roman

ANNA KARÉNINE

Présentation du livre

  • Titre : Anna Karénine
  • Auteur : Léon Tolstoï
  • Genre : roman
  • Publication : 2007
  • Thèmes :Russie

Résumé

Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent statut social à Saint-Pétersbourg.

À la réception d’une lettre de son incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l’aider à sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage, elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la cavalerie, vient accueillir à la gare. Quelques brefs échanges suffisent pour éveiller en Anna et Vronski une attirance mutuelle. Oblonski reçoit également la visite de son meilleur ami Levine, un propriétaire terrien sensible et idéaliste. Épris de la sœur cadette de Dolly, Kitty, il la demande gauchement en mariage, mais Kitty n’a d’yeux que pour Vronski. Dévasté, Levine se retire à Pokrovskoïe et se consacre entièrement à la culture de ses terres. Mais le cœur de Kitty est lui aussi brisé quand elle prend conscience, lors d’un grand bal, de l’infatuation réciproque d’Anna et Vronski.

Anna, désorientée, rentre à Saint-Pétersbourg, mais Vronski l’y suit. Elle s’évertue à reprendre sa calme vie de famille mais son obsession pour le jeune officier ne cesse de la tourmenter. Elle s’abandonne alors à une relation adultère qui scandalise toute l’aristocratie locale. Le statut et la respectabilité de Karénine sont mis en péril, le poussant à lancer un ultimatum à sa femme.

Dans sa recherche éperdue de bonheur, Anna révèle au grand jour l’hypocrisie d’une société obsédée par le paraître. Incapable de renoncer à sa passion, elle fait le choix du cœur.

Accroche

Si vous avez toujours rêvé de voyager dans les splendeurs de Saint Petersburg, drapée dans son hiver de neige et de glace, de faire du patin sur un lac gelé à Moscou tout en imaginant la grande époque des Tsars de Russie, ce roman est fait pour vous.

La critique

Pour les lecteurs novices de littérature russe du XIXème siècle, Anna Karénine est une œuvre initiatique abordable. Ce roman, publié en 1877, est un chef d’œuvre d’écriture et un chef d’œuvre de sentiments dont la lecture est fluide malgré les 1000 pages et dont la modernité est toujours bien présente.

La finesse de la plume de Tolstoï, la structure romanesque du roman, l’utilisation à la perfection des adjectifs, des comparaisons et des métaphores d’une variété et d’une richesse infinies, nous permettent de faire vivre les décors et les actions des personnages comme si nous y étions, et non pas comme un tableau figé, défaut trop souvent rébarbatif des écrivains de cette époque.

En résumé, des chassés croisés amoureux avec au premier plan deux couples, celui de Levine et Kitty, heureux, honnête et croyant, et, à l’opposé, celui d’Anna et Vronski, adultère et coupable, à l’avenir incertain mais plongé dans les affres de la passion amoureuse.

Le personnage de Levine déteste les mœurs de l’époque et les personnes de la haute société.

Mais, à la différence d’Anna, il ne se révolte pas. En cela, il est sauvé.

L’histoire d’Anna est l’histoire de l’éveil d’une femme. Un éveil tragique, qui va se confronter au mur des conventions sociales et des hypocrisies de la société, mais aussi un éveil amoureux et sensuel.

Voilà le contraste entre Anna et Lévine, et c’est le point essentiel du roman.

Les relations humaines sont traitées avec finesse et profondeur.

Rarement des scènes de la vie quotidienne auront été racontées avec autant de force et d’intensité.

Les personnages secondaires sont nombreux, aussi mieux vaudra prendre des notes pour s’y retrouver, d’autant qu’ils sont nommés alternativement par leurs différents patronymes ou surnoms.

Il y a Oblonski, Dolly, Kitty, Vronski… On a envie de tous les nommer, tellement ils sont devenus vivants.

Et comme Vronski le fait à la fin du roman, je ne peux m’empêcher de songer, longtemps après la lecture du livre, à la vision d’Anna sur le quai de la gare…Immanquablement, je sens mon cœur se serrer.

Les idées de Tolstoï transparaissent dans son œuvre via le personnage de Levine. Ce roman, destiné principalement à l’éducation de la jeunesse dorée de l’époque, lui permet d’égrener ses opinions religieuses, sociales, philosophiques ou politiques ; idées qu’il développera d’ailleurs dans ses écrits postérieurs.

Petit bémol, quelques passages sont un peu longs, notamment lorsqu’il est question de politique ou d’agriculture.

Pour conclure, l’histoire d’Anna, une femme sous l’emprise de la passion, est bouleversante. Les réflexions de Levine m’ont éclairée. Les décors russes m’ont ensorcelée, et ce livre m’a engloutie toute entière. Une lumière jaillit de ce roman.

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Coeur5

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