Sciences·Vulgarisation scientifique

LA VIE DES ABEILLES

Présentation du livre

  • La vie des abeilles,
  • Auteur : Maurice Maeterlinck,
  • Genre : Vulgarisation scientifique,
  • Publication : 1901
  • Thèmes : Abeilles, ruche, nature, SVT, etc.

Résumé

Suivant pas à pas la vie d’un essaim, depuis qu’il a quitté la ruche chaude et confortable pour affronter un monde plein de périls, Maeterlinck évoque « cette étrange petite république, si logique et si grave, si positive, si minutieuse, si économe, et cependant victime d’un rêve si vaste et si précaire ». 

Il décrit de façon saisissante tous les actes du drame, l’essaimage, l’élevage des nouvelles reines, l’exclusion des bourdons après le vol nuptial, le massacre des mâles, et peu à peu, l’hiver venant, le retour au grand sommeil. 

Avec la Vie des Abeilles, Maeterlinck a fondé en quelque sorte la sociologie animale. Par l’analogie constante qu’il découvre entre le règne de l’homme et celui des bêtes, son livre pose mille questions. Car ce chef-d’œuvre d’un grand naturaliste est aussi l’œuvre d’un poète et d’un philosophe, pénétré d’esprit scientifique, et dont un des plus grands savants d’aujourd’hui, Lecomte du Nouy, devait dire : « Il est notre maître à tous ».

(Babelio)

Accroche

Venez en apprendre un peu plus sur les abeilles !

Mon avis

Beaucoup de choses me fascinent : la vie, les planètes, les atomes, les cellules, les organismes… une infinité de choses qui s’emboîtent, se rassemblent, et viennent créer un tout, un ensemble. Chacune à sa place et son rôle à jouer. Je trouve cela non seulement beau, mais aussi fascinant et intéressant. Les insectes et les abeilles font eux aussi partis de cet ensemble, de ce « tout ». C’est en partie pour cette raison que j’ai adoré me plonger dans ce livre : il m’a permis d’un peu mieux comprendre ces petites bêtes qui nous entourent.

Au début de la lecture, j’ai eu du mal à m’imprégner de ce livre : je ne le trouvais pas toujours clair dans ses explications, je trouvais qu’il y avait beaucoup de digressions et que l’ordre dans lequel les chapitres s’enchaînaient ne me semblait pas toujours logique. Au final, une fois que je suis arrivé au cœur du sujet, je l’ai littéralement dévoré. Nous apprenons énormément de choses sur les abeilles et ce livre vaut le coup d’être lu. J’ai choisi de développer quelques idées :

La reine

La reine est incontestablement l’élément le plus fascinant de la ruche. Elle n’a pas choisi de le devenir, son destin lui est imposé, et ce, avant même sa naissance. La probabilité qu’elle existe est infime. Il faut naître au bon moment et le timing est extrêmement précis. Une reine qui naît trop tôt n’a pas de raison d’exister et sera automatiquement supprimée ; une reine qui naît trop tard verra sa place déjà prise et sera assassinée dans son berceau… un bien triste sort.

En revanche, une fois devenue reine, toute la ruche est derrière elle : il faut la protéger, la nourrir, la mettre dans de bonnes dispositions pour qu’elle puisse pondre des milliers d’œufs. On ne pique pas une reine, c’est interdit! Seul une autre reine peut piquer une reine. Dans ce cas-là, un combat à mort à lieu, car il ne peut en rester qu’une dans la ruche.

L’égalité Homme/Femme dans la ruche

Il est très drôle de se rendre compte que l’égalité homme/femme n’existe absolument pas dans la ruche ! Les ouvrières s’occupent de tout, elles nourrissent, s’occupe des nourrissons, organisent la ruche et aménagent l’architecture des espaces, s’occupent de la gestion des stocks et font le ménage… alors que le mâle, lui au contraire, passent son temps à salir, poser des problèmes, à prendre un peu trop de place dans la ruche… son seul rôle est celui de la protection et de la reproduction de l’espèce. Les mâles sont d’ailleurs dans certains cas massivement exterminés lorsque la ruche considère qu’ils n’ont plus d’utilité, que la sauvegarde de l’espèce est déjà assurée par les naissances.

Le système de reproduction

Leur système de reproduction incroyable : la reine, tant quelle n’est pas fécondée, ne pond que des œufs de mâles ! Après sa naissance, la Reine à environ 20 jours pour se faire féconder ; si jamais elle n’y arrive pas, la ruche deviendra exclusivement masculine, or, comme je vous l’ai dit, les mâles ne savent pas gérer la ruche. La ruche est donc vouée à la déchéance.

Lors de son vol nuptial, alors que la reine prend son envol, plus de mille mâles vont alors tenter de la féconder. Or la reine est justement devenue reine grâce à un nectar spécial qui l’a rend plus grande est plus forte. Durant son vol elle va donc chercher à monter le plus haut possible et le plus vite possible dans le ciel : seul les mâles les plus vaillants et les plus déterminés arriveront à la suivre, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un, qui sera alors l’élu. Une fois fécondée, la reine ne sortira plus jamais de sa ruche (sauf en fin de vie pour créer un nouvel essaim) et devra alors pondre des milliers d’œufs.

La course d’orientation

Je vais finir en parlant d’un dernier point, le fait qu’une abeille arrive toujours à retrouver sa ruche. L’auteur nous raconte de nombreuses expériences réalisées : si l’on kidnappe une abeille, et qu’on l’emmène a plusieurs kilomètres, elle finit toujours pas retrouver son chemin! La vie de ces petites bêtes est incroyable et surprenante ! Je vous invite à découvrir ce livre pour en apprendre plus sur la vie et l’organisation des abeilles.

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